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Pully - Fr Olympic 96-93 apr. prol. (86-86, 50-46 à la mi-temps) NOTES: Salle A.-Reymond. 2800 spectateurs. Arbitres: MM Busset et Bendayan PULLY: Dan Stockalper (15), Mike Stockalper (17), Holmes (36), Brown (24), Girod (4), Gojanovic (0), Luginbühl (0), Perlotto (0). Entraîneur: Lawrence. FR OLYMPIC: Alt (7), Kuczenski
(23), Bell (41), Mc Carthy (3), Rouiller (9), Binz (6), Siviero (2), Alessandrini
(2). Entraîneur: Welthon. AU TABLEAU: 5e 14-9, 10e 30-19, 15e 34-31, 25e 59-55, 30e 68-62, 35e 78-76.
Fou. Ce match fut fou, fou, fou. En première mi-temps, la meilleure des deux, puis vers sa fin quand FR Olympic égalisa alors que tout le monde pensait que le locataire parviendrait à gérer son avantage. Quelle naïveté! Car Pully avait mené jusque-là plusieurs fois à la marque avant de se faire surprendre comme lièvre au gite. C'est tout Pully. Et dire qu'il emballa le match dans du papier cadeau à 200 à l'heure, trouvant la cible comme on trouve beau une fleur qui s'ouvre, gagnant pratiquement tous les duels. C'était pully-TGV contre FR Olympic-Intercity. Car le visiteur, s'il suffoqua quelques minutes (20-13 à la 7e, 30-19 à la 9e) se reprit par la suite. Le druide Welthon et son costard-cravate réajusta sa défense, encouragea ses gamins, tapa sur le postérieur de Bell et de Kuczenski et la machine se mit en branle. En face, Gary Lawrence crut bon de sortir Brown un nombre considérable de secondes. L'homme au pull de toutes les couleurs joua avec le feu. Il faillit y laisser une main. Il parvint in extrémis à sauver ***** et sa tête. Déjà à ce moment-là, FR Olympic fit valoir son jeu collectif, supérieur à celui de Pully - ce n'est pas un scoop -, le ballon tourbillonnant dans les airs comme une feuille giflée par le vent. A la baguette, M Bell, aidé de Michel Alt dont les pénétrations déchirèrent la défense de Pully pourtant excellente. Pully et ses aises On l'a dit, le visiteur recolla au train, même avec du rythme. Car Pully lâcha un peu de lest-majesté. C'est son habitude, il prend ses aises quand il le veut où il le veut mais pas toujours judicieusement. Ses tirs furent moins précis, il relâcha sa concentration, perdit un ou deux ballons et hop ! FR Olympic profita de ces multiples aubaines. Après que M Bendayan eut épongé pour la énième fois son front (ça allait vite, n'est-ce pas Monsieur?), les hommes de Welthon égalisèrent 34-34 à la 16e, puis à 36-36. Bell offrant à Kuczenski une balle royale qu'il a balancée derrière la tête. Magie. La passe de l'année. Après le thé, le jeu se calma, les couples s'annulèrent, la nervosité grandit et la fatigue commença à bouffer les corps. Bien sur, Pully mena le bal, pas celui de Scola, mais le petit qu'on trouve dans les beaux patelins le samedi soir. FR Olympic fut mené de 10 points à la 32e, grignota son retard comme le fait la souris avec le fromage, rétablit l'équité grâce à Bell tout près du but après que Holmes eut excité le panier. Prolongations. Bras de fer, exploits en tout genre. Holmes, 92-90 à la 43e puis Bell jette un missile à 6 m 25. 92-93. Même minute. Dan Stockalper, mis sur orbite loin du panier, échoue. Deux fois. Bell aussi. Qui va rater la balle de match, seul, ou presque. Au lieu de 92-95, 94-93 (2 lancers francs de Brown), puis 96-93, Holmes smashant après avoir piqué la balle à Bell qui ne méritait pas ça, lui le héros malheureux de cette fantastique partie. FR Olympic m'a etonné, c'est une équipe super, c'est fou ce que Welthon a su insuffler à ses hommes. L'hommage est de Michel Luginbuhl, de Pully. Fin du premier acte. Le second aura lieu à Fribourg. Dans 15 jours, à 14h, devant 4'000 personnes. Eh oui, c'est dans deux semaines. Jacques Wullschleger |